PHOTOS INDIVIDUELLES

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Résultats 2016

* SCRATCH GENERAL *

1er    dossard 31 TEAM MOUNTAIN TSCHOPP TURCAT - RAPILLARD Hommes TOTAL 13:03:18 / E0 1:11:33 / E1 4:49:27 / E2 3:22:32 / E3 3:39:46

2ème dossard 99 BUFF PRO TEAM LLORDELLA PRAT - ORTIZ BARRANCO Hommes TOTAL 13:11:57 / E0 1:11:35 / E1 4:49:39 / E2 3:28:23 / E3 3:42:20

3ème dossard 25 CYCLESTYRES-ADDICTIV ARNAUD - CAMBUS Hommes TOTAL 13:57:11 / E0 1:11:32/ E1 5:15:38 / E2 3:32:46 / E3 3:57:15

 

* MIXTES *

1ER Mixte et 12ème général dossard 33 SCOTT NEUCHAVENTURE DIMITRIOU - DIMITRIOU Mixtes TOTAL 16:10:20 / E0 1:23:02/ E1 5:59:25 / E2 4:12:55 / E3 4:34:58

2EME Mixte et 29ème général dossard 13 TEAM FMR 2 CROISSANT - COUTAND Mixtes TOTAL 18:30:44 / E0 1:29:08 / E1 7:11:10 / E2 4:38:32 / E3 5:11:54

3EME Mixte et 35ème général dossard 10 CAP OPALE SCOTT QUEVAL - CARRE Mixtes TOTAL 19:15:00 / EO 1:29:33 / E1 7:12:09  / E2 4:56:58 / E3 5:36:20

* FEMMES *

1ERE Femmes et 46ème général dossard 6 TEAM VERCORS X-BIONIC TAPPER - ZANDERS TOTAL 20:44:53 / E01:40:14 / E1 7:51:47 / E2 5:22:14  / E3 5:50:38

 

En marge du Raid 2016 : Le mot de la fin de Clément Malbois.

Pour faire un bon Raid, il faut des idées, des singles, une grosse préparation et surtout des bénévoles. On ne le répétera jamais assez, sans eux, pas de vie associative, pas d’épreuves possibles, même les plus grandes. Travailleurs de l’ombre, anonymes, discrets, serviables, ne comptant pas leur peine. Sans médaille, ni trompette de la renommée. Mais ils s’en fichent un peu....beaucoup. Car ils savent que dans le geste de perpétuer ce don de soi c’est un peu l’avenir qu’ils préservent. Un avenir où le bien commun, le collectif, dans un monde de plus en plus individualiste, aura encore du sens et tiendra la baraque. Clément Malbois est de ceux la. Ceux sans qui les Chemins du Soleil ne seraient pas. Clément est Président de Randouvéze, un club de marcheurs. Normal ses grands parents maternels étaient colporteurs dans les Alpes du nord. Clément ne mâche pas ses mots. Des mots directs comme des uppercuts. Des mots qui font mouche. 

Il vous assène une dialectique qui fait du don et du contre don le socle du lien social. Clément fait peut-être du Marcel Mauss, sans le savoir. Comme Mr Jourdain faisait de la prose.....Car il a compris la nécessité de ce triptyque simple : donner–recevoir–rendre. Son association, comme toutes les associations, ne vit que grâce à cet équilibre fragile. Elle entretient et balise les sentiers et donne un coup de main quand il le faut, en contrepartie la collectivité lui donne les moyens matériels et financiers dont elle à besoin. Un bon président de club est un président qui a compris cela. Alors Clément mobilise ses troupes dés qu’une manifestation sportive est organisée sur le Buis. Au soir de la seconde étape du Raid 2016, il a été copieusement applaudi par la salle des fêtes pleine à craquer. Les vététistes ne sont pas des ingrats.  Clément et ses bénévoles reviendront pour donner un coup de main c’est sûr.

 

En marge du Raid / Troisième étape : Chemin faisant

Laurent Ligot est breton. Il a un peu le profil du patron de chalutier. Buriné par les embruns, le teint hâlé, les cheveux en bataille. Et pourtant depuis deux ans il fait le déplacement de la Normandie, où il vit et travaille, et traverse la France pour se joindre aux obscurs qui font tourner la machine du Raid. Loin de l’Océan. Encore une histoire de rencontre, d’histoire d’hommes, de reconnaissance mutuelle. Laurent est informaticien et raiders multi.

Les secondes, les temps partiels, les temps cumulés, les pénalités incluses dans les temps finaux, le hantent depuis longtemps. Alors à coup de jus de crâne il a développé une application capable de gérer les situations les plus complexes. Et en 2014 pour la finale des raids multisports, du côté de chez lui, il est prêt pour que tout soit parfait au niveau chronométrage. Il en bluff plus d’un dont Hervé Simon, le chef d’orchestre des Chemins du Soleil, venu là en compétiteur. Et en 2015 avec ses boitiers, ses doigts Sport-Ident et son ordinateur, Laurent traverse l’hexagone pour embarquer dans la caravane des Chemins du Soleil.

En marge du Raid / troisième étape : Au bout du chemin, plongez dans l’océan d’oliviers.

Longue de 62 kilomètres, la troisième étape du Raid 2016, n’avait rien d’un épouvantail. Et pourtant. Il ne suffit pas d’entrer dans les Baronnies. Il faut aussi en sortir. Et la chose n’est pas nécessairement aisée. Ce n’est pas pour rien que les adeptes de la religion réformée (protestantisme) et la Résistance, pendant la seconde guerre mondiale, y trouvèrent refuge. Prenez le village du Poet-en-Percip. Perché au dessus du Buis. La route qui y conduit ressemble plus à un chemin de chèvres qu’à une départementale. Un cul de sac d’où l’on s’échappe, soit par la montagne et des cols en plein ciel, soit par des gorges fraîches taillées dans le calcaire. Mais quel charme, quel calme, quelle sérénité.

A l’opposé, côte ouest, pour gagner Nyons par la montagne, il n’y a pas non plus foule. Seulement quelques pistes sauvages qui franchissent des vallons autrefois parcourus par des troupeaux de brebis. Vous aimez vous perdre, corps et âme, tentez la traversée de la forêt domaniale des Baronnies. Vous ne serez pas déçus. Et quand vous apercevrez l’océan si particulier des oliviers, un mélange entre le vert foncé de la face supérieure des feuilles et le vert clair argenté de la face inférieure, vous serez arrivés à bon port. Au bout du chemin, au bout des Chemins. Et vous sentirez à plein nez la Drôme provençale

En marge du Raid / Seconde étape : Comment Buis-les-Baronnies sut trouver son chemin.

Buis-les Baronnies, terme de la seconde étape est une terre de sports. L’Allée des platanes est ordinairement lieu de départ ou d’arrivée d’épreuves sportives. Ici les amateurs de trail ou de VTT trouvent des parcours qui croisent rarement un chemin carrossable. A titre d’illustration les Championnats de France de trail qui s’y disputèrent en 2014 n’auront pas vu plus de 4 à 5 % de bitume. Idem pour le final de la seconde étape des Chemins du Soleil 2016 et la boucle autour de Buis, qui demain sera le prélude de la troisième et dernière étape.

Ici c’est « pur » outdoor. C’est tellement vrai que non seulement les possibilités de parcours sont infinies mais également les disciplines à pratiquer. Cyclisme, escalade, via ferrata complètent la panoplie des possibles. Ce potentiel gisait là depuis longtemps et il suffisait seulement de le mettre en valeur pour en souligner toute la richesse. En affichant la volonté de faire de Buis-les-Baronnies, un spot des sports outdoor, une poignée de responsables locaux, dont l’ancien maire Jean-Pierre Buix, avaient vu juste.

 

En marge du Raid / Seconde étape: Les Chemins de la Liberté.

Quitté Orpierre, c’est reparti pour une succession de montagnes russes. Montagne d’Herc, Montagne de Chamousse, Montagne de Croc, Montagne de la Loube, Montagne de Gravas. Le pays des crêtes et des marnes. Grises, bleues, blanches. Un festival de nuances.  En voir de toutes couleurs, comme les cyclistes. Et pour corser ce fumet de Provence, qui déjà sent bon le lavandin et le tilleul, des noms qui chantent. Des noms à la Giono qui fleurent bon le printemps. Le Poet-en-Percip, Vers-sur-Méouge, Eygalayes, Izon-la-Bruisse. Izon-la-Bruisse, qui peux résister à la poésie de ce nom de village perché ? Comme un nom de jeune fille dont la robe frémit au vent d’été. Au dessus de ce village perdu, passait la seconde étape des Chemins du soleil 2016. Quelque part entre le Col de Muze et le Col de Tous les Vents. 

Ici et là des bergeries. Et au dessus le ciel. Bleu lavande bien entendu. De quoi respirer la liberté à pleins poumons. La humer, s’en délecter jusqu’à l’ivresse. Dans ces hauteurs sans entraves, on ne peut que penser aux maquisards du maquis du Ventoux qui le 22 février 1944 en sont à leur quinzième mois de bivouac. Il y a un mètre de neige. Le temps est glacial. La liberté n’a pas de prix. Elle se moque de la météo. Ils se croient protégés par les conditions climatiques. Il n’en est rien. Trahis par deux des leurs, ils sont attaqués par les troupes allemandes et des miliciens. Trente cinq d’entre eux seront faits prisonniers et fusillés. Vous qui roulez pour respirer un parfum de liberté ne les oubliez pas.

En marge du Raid / Seconde étape : Celui qui trace la route.

A l’heure où le bivouac des Chemins du Soleil commence à s’agiter il est déjà en route. Ou alors peu s’en faut. Souvent à la frontale. Seul avec la montagne et la nature. C’est que, quand on ouvre une épreuve sportive, on a toujours la sensation de sentir le souffle chaud de la meute dans son dos. Ouvreur c’est à la fois beaucoup de légèreté et aussi beaucoup de pression. Il fut un temps où l’ouverture des Chemins du Soleil était assurée par des motards. La multiplication des zones Natura 2000 et l’augmentation des passages très techniques, ont contraint l’organisation à revoir sa copie et de faire assurer l’ouverture par un cycliste.

Patrice Pont est tombé à point à ce moment charnière. En 2003 il avait décidé de se mettre au sport. En 2004 il s’inscrivait comme concurrent sur les Chemins du Soleil. Peu de temps après Hervé Simon faisait appel à lui pour reconnaître une étape du côté de Col de Festre. Le ver était dans le fruit. Puis à peu à peu, l’élévation du niveau, le peloton compact, l’ont détourné de l’addiction à la plaque de cadre. Il proposa alors ses services. Et depuis 2009 il est l’ouvreur officiel des Chemins du Soleil. L’unique. Et pour rien au monde il ne céderait sa place. Tant qu’il peut garder un peu de marge sur la tête du peloton, malgré les zones à re baliser, les vérifications multiples, il tracera votre route.

En marge du Raid : Stéphane, l’homme orchestre à la croisée des chemins.

Once upon a time...Il était une fois. Bien avant la première édition des Chemins du Soleil. C’était il y a longtemps. Une bande d’allumés imaginèrent une Grande Traversée des Alpes comme moteur du développement touristique. Puis vint l’idée, avec la vague du VTT, que certains itinéraires pourraient être dédiés à ce nouveau sport venu des USA. Il fallut alors répertorier, repérer, tester puis baliser. Stéphane munis d’un bagage universitaire d’écologie préférait randonner en montagne que d’être confiné dans un bureau. Il embarqua alors dans l’aventure. 

Il se souvient de ces temps quasi héroïques : « Je partais avec un sac à dos de 17 kg sur le dos, des cartes IGN en poche, c’est tout juste si sur le dessus du sac je n’avais pas la machette ». Temps des pionniers, temps des défricheurs. Puis un jour il croise Hervé Simon qui imagine accrocher à ce réseau de sentiers et à son concept, une épreuve de VTT d’envergure. Stéphane qui connaissait cette toile d’araignée comme sa poche est séduit. Depuis il a quitté la GTA et assure dans l’ombre une grande partie de la logistique du Raid ainsi que ses supports de communication.

En marge du Raid : Orpierre, quand les single horizontaux croisent les single verticaux.

Vallis Pretosis, tel est son nom latin. Orpierre alias la vallée pierreuse. Pas mal pour des vététistes à la recherche de sensations fortes. Car quittées les Hautes Alpes, la Drôme, n’offre pas de répit. Même méli, mélo de millefeuille calcaire, mêmes singles chaotiques, mêmes trépidations de la fourche. Heureusement Orpierre est un havre de paix pour les chevaliers du soleil. Au terme de la première étape du Raid 2016 il fut apprécié. Niché au pied de falaises qui courent d’ouest en est sur plus d’un kilomètre, Orpierre est protégée des bises glaciales.

Un Eden pour les vététistes mais aussi pour les grimpeurs qui, ici, peuvent grimper toute l’année, même à la faible chaleur d’un soleil hivernal. Pierre Yves Bochaton et Dominique Jugy, grimpeurs et ouvreurs de talent, perçurent très vitele potentiel des falaises environnantes. Fleurirent alors année après année, les sites les uns après les autres. Tous aux noms qui suscitent le désir de la découverte : falaise du Quiquillon, falaise de Belleric, falaise des Ascles, de l’Adrech. Depuis les singles verticaux de ces précurseurs, croisent avec bonheur ceux horizontaux, ou presque, des dévoreurs d’espaces.

 

En marge du Raid : Tous les chemins mènent aussi aux Chemins du Soleil.

Quel lien existe-t-il entre les Chemins de Compostelle et les Chemins du Soleil ? Aucun en apparence si ce n’est la quête d’absolu qui anime pèlerins et vététistes. Au-delà il faut creuser pour ne pas abuser des métaphores trop alambiquées. Et en cherchant bien, l’on trouve. Henri Letellier avant de « traquer », une adaptation très libre de tracking, les participants du raid, traquait sur les mers, les navires de tout poil, les pétroliers géants, et sur terre, l’armada des véhicules d’entreprises qui sillonnent la planète selon des rythmes et des parcours immuables. Formé, comme il dit, à l’informatique fondamentale, il avait mis ses compétences au service d’une société espagnole spécialisée dans le tracking « industriel ». Las, la crise passa par là et Henri du abandonner son métier pour en imaginer un autre.

Et quand on a la passion de la technologie embarquée l’on trouve. Un autre Henri, son père en l’occurrence, lui en fournît l’occasion. Marcheur et pèlerin invétéré, il ambitionnait de dévoiler tous les secrets des Chemins de Compostelle. Qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige. De quoi inquiéter Henri junior, pour qui la traversée des Pyrénées n’était pas qu’une question de foi et de bonne étoile. Mais d’un minimum de précautions à prendre pour assurer sa sécurité. Il lui vint alors l’idée d’équiper ce père amoureux du grand large d’un tracker. Le mal, ou plutôt le bien, allez savoir, puisqu’il s’agit de dialectique de croyant, était fait. Quelques années plus tard, il veille tout au long du parcours des Chemins du Soleil, sur vous pèlerins à deux roues, même si vous êtes des mécréants.

 

En marge du Raid : Chemin faisant, un wild époustouflant.

La falaise majestueuse de Céüze contemple les concurrents. Les concurrents contemplent la falaise majestueuse de Céüze. C’est à qui scotchera le plus l’autre. Rempart de calcaire blanc et ocre pâle, tourné au soleil levant. Haut lieu de l’escalade, Jean-Claude Lafaille y équipa dans les années 1989 – 1990 la première voie en 9 a+, Biographie. Une via ferrata la parcours au départ du col des Guérins.

Cette falaise mythique est le symbole de cet îlot de beauté coincé entre Gap, Veynes, Serres et Laragne Montéglin. La première étape du Raid 2016 se déroulait en grande partie au cœur de ce massif méconnu, encore appelé Bochaine méridionale par les géologues, friands des tempêtes, des vagues et des embruns de calcaire figés par le temps. Situé aux confins sud ouest du département des Hautes Alpes il propose un wild méconnu dont la Montagne de Ceüze, la Montagne d’Aujour et la Montagne de St Genis sont les joyaux.

Si secret, si préservé que cette première étape des Chemins du Soleil 2016 n’eut que deux routes seulement à traverser sur les 60 kilomètres séparant la Freissinouse et Saint Genis. Successions de falaises taillées dans le calcaire tithonique, de synclinaux perchés comme des conques minérales, cols muletiers profitant des faiblesses du relief, bergeries à ovins oubliées dans des vallons improbables, comment résister à un tel spectacle ?

En marge du Raid : A deux roues, tous les chemins mènent à Gap.....ou en partent.

Telle pourrait être la devise de la ville de Gap. Car alternativement les Chemins du Soleil y prennent leur envol ou bien y terminent leur périple. Point d’orgue ou source originelle, Gap est pour ce raid un incontournable. Et ce n’est pas un hasard. Entourée de montagnes sillonnées de petites routes ou de single tracks, Gap est une plaque tournante pour les amateurs de cyclisme. Que ce soit sur bitume, sur marnes ou sur caillasses.

En témoigne la vitalité du club PJPC (Pas de Jambe, Pas de Chocolat) fort de 130 licenciés et présidé par Remy Fabrègues. Club dont les jeunes pousses auront une nouvelle fois, ouvert ce soir, dans le parc de la Pépinière, la route aux élites pour l’étape nocturne (Gap – Gap) de ce 14ème Raid. Le club est aujourd’hui un atout majeur dans le développement du VTT dans le département. Il contribue à l’évolution de ce sport dans les Hautes-Alpes et a créé en collaboration avec les vallées du Gapençais, une école du VTT.

Pour « rider » dans un futur proche autour de Gap, pensez bien sûr à l’itinéraire des Chemins du Soleil (la grande traversée des Préalpes) qui y fait escale http://www.grande-traversee-alpes.com/fr/chemins-du-soleil, mais aussi aux vallées du Gapençais qui regorgent de pépites à déguster. Pour en savoir plus :

http://www.valleesdugapencais.info/espacecyclosport.html

BIO SEASONS

Des gels douches Bio made in France

Une bonne douche en exterieure avec de l'eau bien chaude et un gel douche Bio de notre partenaire Bio Seasons. Ce concurrent se souviendra de cette douche et de la séance photo !

PROGRAMME 2016

CROSSCALL

Le fabriquant Français de smarpthone outdoor "CROSSCALL" partenaire de l'édition 2016. Pour fêter cela CROSSCALL vous propose de gagner le dernier né de leur gamme : le Trekker-M1.

jeu concours ici : http://bit.ly/1MhmeU9

INSCRIPTIONS EDITION 2016

Reccord battu après seulement 10 jours tout est complet ! Nous sommes vraiment impréssionnés par votre motivation et votre ferveur à vouloir participer à notre épreuve.

Il n'y pas de liste d'attente. Si toutefois des places venaient à se libérer nous annoncerons une réouverture des insciptions par news letter. Abonnez vous si ce n'est déjà fait à la news letter.

Un grand merci à vous.

 

2016 au départ de Gap > > Nyons

L'édition s'élancera de Gap le jeudi 5 mai 2016. Les étapes sont pour l'instant en cours de validation par les préfectures et services concernés par ce tracé.

 

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Dimanche 17 mai : 4ème étape / Veyne - Gap

Dimanche 17 mai : 4ème étape / Veynes – Gap

Course d’un jour, étape reine, étape dénouement ? Comment qualifier cette 4ème et dernière étape du 13ème Raid VTT Chemins du soleil – Scott ? Difficile de choisir. Cela dépend du point de vue que l’on adopte. Tentons une hypothèse. Connaissez-vous La Cluse ? Un petit village au flanc sud du massif du Dévoluy. Sans doute l’un des plus sauvages massifs calcaires des Alpes du Sud. La Cluse. Douze habitants permanents. Un havre de solitude, si ce n’était la proximité de la D 937 qui permet de relier la vallée du Buech au massif. Mais qu’est-ce que cela devait être quand seul existait un « rapillat » à mules (chemin escarpé en vieux dauphinois)?

Un écrin de beauté niché dans un univers de crêtes rocheuses dentelées comme la dorsale d’un dinosaure, de vagues de marnes allant du beige au noir, en passant par l’ocre, un panel de verts digne d’un peintre, des falaises de calcaire immenses qui partent à l’assaut du ciel, des éboulis de pierre blanche, si gigantesques que l’on rêve de les surfer comme un océan de « peuf ». Et en plus, en ce jour de final du Raid, un ciel rendu encore plus limpide par le souffle d’un vent du nord tenace. Alors oui, étape reine est peut-être bien le vocable le mieux adapté pour qualifier cette étape.

Quand le team Vauban décide de tuer la course.

A la Cluse précisément, après 24 kilomètres de course sur les 71 que comptait cette dernière étape, le ton était donné. Au fil des cinq cols à avaler depuis Veynes, dont celui du Lauteret à 1754 mètres d’altitude, le team Raid Vauban d’Emeric Turcat et de Yoann Sert avait engrangé puis de 8 minutes d’avance sur le team Buff Pro et les seconds au génèral de la veille du team Addictiv. Lesquels rappelons-le ne comptaient que 39 secondes de retard ce matin au départ de Veynes. Les deux équipiers du team Raid Vauban devenaient alors leaders solides du Raid et les quelques assistants ou spectateurs postés sur ce ravitaillement accessible les donnaient déjà doubles vainqueurs à Gap. De l’étape et du général. Mais c’était sans compter sur la pugnacité de Nicolas Cambus et d’Arnaud Vincent et sans le métier avéré des catalans, Pau Zamora et Joan Llordella.

Rien n’est jamais acquis.

Au fil des kilomètres les deux teams lancés à la poursuite du team Raid Vauban semblaient revenir. Puis au tracking on distinguait clairement que la jonction était faite. Commentaire d’Emeric Turcat du team Raid Vauban. « Dans une descente j’ai déchiré un pneu, puis nous nous sommes trompés. Le temps de faire demi-tour nous étions repassé en troisième position. Comme quoi, on peut prendre huit minutes et tout perdre. En VTT rien n’est jamais acquis. Il a fallu cravacher pour revenir et reprendre la tête, puis faire la différence pour la gagne finale ». A l’arrivée réelle sur les hauteurs de Gap, le team Vauban devançait finalement le team Addictiv d’une minute et vingt secondes, portant leur avance au général à deux minutes. « Ils étaient trop forts pour espérer les distancer. De plus si j’étais bien vendredi, cela fait deux jours que je pioche. Mais pour une première ici, je ne regrette rien. Dans les traversées du jour, j’en avais des frissons, tellement c’est époustouflant. En clair je suis conquis par ce Raid. » Confiait  à l’arrivée Nicolas Cambus du team Addictiv. Quant à son coéquipier Arnaud Vincent il affichait, malgré cette deuxième place, un grand sourire et déclarait : «J’étais bien sûr venu pour la gagne après mon abandon de l’an passé. Mais finir second c’est déjà une belle revanche ».

Une quatrième place âprement disputée. 

Derrière ce trio de tête qui menait la course, trois autres équipes se tiraient la bourre pour la 4éme place. Le team Vojo Mag, le team Aquitaine Safety et le team suisse de VO. Une lutte elle aussi sans merci. Julien Delaet raconte : « C’était la guerre. Cela n’a pas arrêté d’attaquer pendant toute l’étape. Le panorama devait être beau mais nous avions tellement la tête dans le guidon que nous n’avons pas vu grand chose. En plus il y avait beaucoup de passages avec du vide et techniques qui nécessitaient beaucoup de concentration. » Au final bien que prenant la quatrième place de l’étape Julien Delaet et Jean-François Bossler terminaient cinquièmes derrière Aquitaine Safety et dix secondes devant les suisses du team VO.

Team Raid Vauban, venu pour gagner.

Yoann Sert et Emeric Turcat étaient venus pour fonctionner en mode winner. Même pas peur. Surtout Emeric Turcat qui vient d’attaquer sa sixième saison de VTT après avoir évolué en sport collectif (hand-ball) à haut niveau. « Le sport co, ce sont des entraînements planifiés auxquels tu ne peux pas déroger. Le VTT s’est quand tu veux. » Expliquait Emeric. Et depuis octobre, date à laquelle ils avaient cochés le Raid VTT, il avouait plus de 5000 kilomètres au compteur. « Nous sommes tous les deux d’un team de copains basé à Guillestre qui se focalise sur le ski alpinisme et le VTT marathon. C’est dire l’esprit montagne qui nous  anime. Ce Raid correspondait tout à fait avec nos envies et nos aptitudes et sans prétention nous étions confiants dans nos chances. » Pourtant la malchance ne les a pas épargnés, chute et crevaison pendant la course de nuit, pneu déchiré et erreur de parcours ce jour. « Pour gagner dans ces conditions c’est que nous nous sentions forts. Même moi qui après une saison de ski alpinisme, avais à peine 200 kilomètres de vélo au compteur. Heureusement dans les montées mes 160 000 mètres de dénivelé de cet hiver m’ont été bien utiles, même si sur le plat j’avais du mail à envoyer ». Confiait Yoann Sert.

Sylvain Montagny, un sacré capitaine de route pour Laetitia Roux.

A l’arrivée la championne de ski alpinisme Laetitia Roux, féminine de la première équipe mixte (dixième au scratch) ne tarissait pas d’éloge sur son capitaine de route Sylvain Montagny. « L’an passé j’avais fait l’expérience du Raid en version randonnée. Mais quand Sylvain m’a proposé de courir en mixte j’ai hésité. je savais que je serai cramé de ma saison hivernale. Mais courir avec un capitaine comme lui qui sait créer une vraie cohésion c’est génial. J’ai retrouvé les qualités que nous sommes obligés de développer l’hiver ». Quant à Sylvain Montagny qui engrangeait là sa troisième victoire sur le Raid, il déclarait : «Courir en mixte c’est une autre dimension. Car il faut gérer la différence de niveau. J’ai trouvé cette expérience très dure car pédaler en tractant c’est une autre dimension. Mais c’est une expérience très riche. »

 

 

Samedi 16 mai : étape 3 / Luc-en-Diois - Veynes

Samedi 16 mai : Etape 3 / Luc en Diois – Veynes.

Que l’on ne s’y trompe pas, la troisième étape Luc en Diois (Drôme) – Veynes (Hautes Alpes) avec ses 62 kilomètres, n’était pas à vraiment parler une étape de transition. Transition entre la Drôme et les Hautes Alpes certes, mais pas transition physique. Car si elle affichait 20 bornes de moins que la veille, elle proposait seulement 200 mètres de moins en dénivelé. Et surtout quelques passages entre 1000 et 1400 mètres. Comme les cols de Valdrôme, de Banillon, de la Haute Baume ou de la Montagne d’Aureille. Le tout concentré entre le cinquième et le cinquantième kilomètre. Car après Aspres sur Buech et ses marnes aux couleurs d’anthracite, il suffisait de gagner le camping Les Rives du Lac, à proximité de Veynes. Heureusement la pluie et le vent glaçant de la veille, qui avaient contraint bon nombre d’équipes à l’abandon, tant chez les élites, qu’au cœur du peloton des randonneurs (terme trompeur quand on sait que le parcours est le même) avaient cessé dans la soirée. Et si le matin des nuages bas traînaient encore dans le ciel de Luc en Diois, la promesse d’un soleil revenu pouvait être prise à la lettre.

Une poignée de minutes pour trois places.

Idéalement placé après une montée progressive entre le huitième et le vingt-troisième kilomètre, le Col de Cabre se devait de fournir une tendance pour l’étape du jour. Rappelons-le, au terme de la première étape de jour, trois équipes se tenaient en quinze minutes pour jouer une place sur le podium. Le Team Addictiv de d'Arnaud Viencent et Nicolas Cambus (en tête), le team Raid Vauban (Emeric Turcat et Yoann Sert) et les catalans du Team Buff Pro (Pau Zamora et Joan LLordella). Quinze minutes, c’est dire une paille dans un champ de blé. Sans compter que derrière, certes à trente minutes de la tête, se tenaient en moins de 240 secondes, trois équipes que la perspective du podium n’avait pas abandonné. Le team Aquitaine Safety (Mathieu Dumont et Christophe Liberge), le team Pro Fermeture (Clément Souvray et Sébastien Pelé) et les suisses du team VO (Guillaume Payot et Jonas Vuille). Et encore quatre minutes derrière ce trio de morts de faim, le team Vojo Mag dont un des membres, le belge Julien Delaet associé à Jean-François Bossler, n’avait pas renoncé à renouveler le podium (second) de l’an passé.

Partie de poker menteur gagnante au Col de Cabre.

Une poignée de minutes qui ne pouvait pas déboucher sur une course d’attente et un tissage de plans sur la comète foireux. Aussi dés le départ le team Raid Vauban, malheureux la veille, serrait la vis. Et la serrait à mort. A 28 ans (l’âge des deux équipiers) on calcule moins qu’à 40. Yoann Sert (8éme au classement national de ski alpinisme 2015 et vainqueur de la Transmaurienne VTT 2014) commentait la course après l’arrivée : « Après une chute et une crevaison hier, la journée ne pouvait être que mieux. Aussi nous avons vissé dés le départ. Et sur ce vrai parcours de montagne nous étions à l’aise ». Coup de bluff ou carré d’as ? Pour répondre à cette interrogation, ils ne se contentaient pas des deux minutes arrachées à leurs poursuivants au Col de Cabre et dans la montée de la Haute Baume en remettaient une couche. Nicolas Moreau qui ouvre chaque étape confiait après la course. « Sous la Haute Baume il y a un portage très sévère. Et bien je n’ai jamais vu des équipes le passer aussi vite ». Appréciez le commentaire d’un connaisseur.

Derrière, Pau Zamora et Joan LLordella (team Buff Pro), à défaut de serrer la vis, serraient les dents. De même que les leaders du team Addictiv, bien que Nicolas Cambus ait « déculassé » dés les premiers kilomètres. Au final le team Raid Vauban engrange presque cinq minutes sur les catalans et les leaders. Prenant la tête au scratch pour seulement 39 secondes. Ce qui faisait dire à Vincent Arnaud (team Addictiv) sur la ligne d’arrivée : « Finalement ce raid va se jouer demain sur une course d’un jour. C’est bon pour le spectacle et le suspens, mais va falloir être costaud mentalement et physiquement ».

Louanges pour un Raid qui concilie technique et plaisir des yeux.

Les catalans sont des passionnés de sports outdoor. Ils sont même allés jusqu’à fournir des himalayistes de renom. Comme Henri Pujol qui fut le premier à gravir le Broad Peak. Ou Jordi Pons. Sans parler de trailers de renom comme Kilian Jornet ou Nuria Picas, Pau Zamora connaît bien cette dernière, puisque non content de travailler chez Buff, il est le team manager de tous les athlètes qui courent pour cette marque. Et avec son compère, Joan Llordella (pompier comme Nuria Picas), il n’échappe pas aux stigmates des sportifs catalans. Passionnés, globe trotters et amoureux des grands espaces. Ces deux pratiquants exclusifs du VTT, n’hésitent pas à changer de continent pour satisfaire leur passion.

Dernier exploit en date ; une victoire en individuel pour Joan Llordella à la « Transandes » (Chili) en 2015 et une victoire en équipe, pour Pau Zamora, sur la même course. Las ici, lors de l’étape de nuit, ils avaient écopés de dix minutes de pénalité. Pénalité sans laquelle ils seraient ce soir à 5 minutes des leaders au général. « Mais peu importe. Nous avions entendu parler en bien, en Catalogne, de ce Raid VTT. Et sa réputation est à la hauteur de ce que nous rencontrons. L’étape d’aujourd’hui était une vraie étape de montagne, dure techniquement mais offrant des vues époustouflantes sur les hautes montagnes enneigées de l’Oisans. Il va être difficile pour nous d’aller chercher la première place. Mais peu importe ce parcours tient toutes ses promesses et récompense largement nos efforts ». Confiait Pau Zamora sur la ligne d’arrivée.

Et demain...sera un autre jour.

Un autre jour certes, mais un jour qui s’annonce passionnant. En effet deux équipes (team Raid Vauban et team Addictiv) se tiennent en moins d’une minute pour la gagne et les catalans ne sont qu’à 15 minutes de ces deux là. Mieux encore, derrière ces trois là, quatre équipes (en moins de six minutes) vont se tirer la bourre pour rester ou entrer dans le top cinq. Parmi elles le team Vojo Mag du belge Julien Delaet qui aura réussi ce jour à revenir à la cinquième place. Alors que ce matin il était septième. Demain, si vous ne voulez rien manquer, branchez vous sur le système de tracking du Raid VTT.

http://tracemyway.com/raid-vtt-les-chemins-du-soleil-2015/tracking/#

Puis retrouver nos commentaires sur ce même site.

 

Vendredi 15 mai 2015 : Etape 2. Saillans - Luc en Diois

Vendredi 15 mai : Etape 2. Saillans –Luc en Diois. Entre vignes et barres calcaires.

Un raid ne sera jamais un « vrai » raid, sans quelques intempéries. Et là où la météo avait annoncé quelques averses éparses, ce fut une pluie fine et continue qui attendait les concurrents au seuil de cette seconde étape. Une étape assez classique. Tout d’abord tracée aux flancs sud du Massif du Vercors, puis aux flancs ouest du Val de Drôme. Une succession de cols (Gerbe, Fontbeuse, Taillefer, Cheylard, Agnés, Marignac, Borne, La Tour). Un toboggan ne dépassant jamais, ou à peine les 900 mètres d’altitude, mais haché comme un électrocardiogramme ayant perdu le bon rythme et offrant tout de même 2700 mètres de dénivelé positif pour 83  kilomètres (l’étape la plus longue de ces trois jours).

Un parcours rendu plus exigeant par la pluie. 

Il est toujours surprenant quand on vient du nord, par le Massif du Vercors, de traverser le tunnel du Col du Rousset et de surgir au dessus du Diois. C’est un ciel lumineux qui souvent vous accueille. Ce sont des senteurs qui annoncent la Provence qui baignent l’atmosphère. A commencer par celle de la lavande. Car ici le « midi » frappe à la porte. La première étape aurait pu offrir cette entrée en matière sans les conditions météo. Conditions qui sans transformer ce premier run en calvaire, compliquèrent la tâche des équipes. Mathieu Dumont du team Aquitaine Safety (quatrième de l’étape et au scratch) , pourtant habitués aux terrains montagneux des Pyrénées, confiait, la ligne d’arrivée franchie : « Sur le premier tiers de la course le terrain humide était vraiment délicat et les portages longs et difficiles ». Quant au team germanique de MTB Magazin, troisième hier soir, avant d’écoper d’une pénalité de 10 minutes pour n’avoir pas présenté la totalité du matos obligatoire (couverture de survie, trousse de secours médicale), il abandonnait avant la fin de l’étape après avoir tenu son rang dans le trio de tête. C’est dire.

Les prétendants à la victoire finale se dévoilent.

A commencer par les catalans du team Buff (3ème au scratch). Bien qu’ayant écopé eux aussi d’une pénalité de 10 minutes la veille pour manque de matériel obligatoire, ces deux là ne sont pas venus pour faire du tourisme. Vincent Arnaud (voir plus loin) les considère même comme de sérieux prétendants pour le podium. « Nous avons couru avec eux en Catalogne. Ils sont impressionnants de facilité et ils étaient à chaque étape devant nous. » Troisièmes aux 2/3 du parcours à 4 minutes du team Addictiv, ils terminaient finalement seconds à 6 minutes de la tête. Avec ce commentaire laconique : « C’était très beau et très technique. » C’est certain, ils n’ont pas tiré un trait sur la victoire, car sans la pénalité encaissée ils seraient au terme de cette seconde étape, en tête au scratch.  Quant au team Raid Vauban(seconds au scratch), vainqueurs la veille, malgré une chute, ils restent dans la course bien qu’ayant concédé plus d’un quart d’heure sur les vainqueurs du jour.

Le team Addictiv a le mord aux dents.

On se souvient encore du malaise vagal de d'Arnaud Vincent l’an passé, alors qu’associé au suisse Rapillard il jouait la gagne. L’incident avait alors pris l’expression générique : faire  une Vincent Arnaud . A Die où était jugée l’arrivée, il s’était juré, lui l’enfant du pays, de revenir pour la gagne. Las hier soir c’est son coéquipier Nicolas Cambus, champion de France Universitaire en 2014, pyrénéen et espoir du VTT tricolore, qui avait été victime d’une « Vincent Arnaud ». Toute proportions gardées, bien sûr. Ne perdant que 10 minutes sur la tête de course. Mais quand on a le mord aux dents on ne se laisse pas décourager aussi facilement. De fait dés le début de l’étape le team Addictiv prenait la tête de la course. Il passait à deux pas de Chamaloc avec 45 secondes sur le team Vauban. Puis ne faisait qu’accentuer son avance au fil des kilomètres, pour terminer premier avec  plus de six minutes d’avance sur les catalans du team Buff Pro. « Mais rien n’est gagné. Personne n’est à l’abri d’une défaillance. Je suis bien placé pour le savoir. Pour l’instant nous gérons parfaitement nos efforts et nous nous sentons en forme ». Confiait Vincent Arnaud,  après la course, manifestement heureux de se retrouver dans le match pour la gagne.

Dans la catégorie équipe mixte, Sylvain Montagny et Laetitia Roux conservent la première place au scratch. Dans la soirée il n’est pas impossible que des pénalités tombent, des irrégularités de parcours ayant été constatées. A suivre.

Classement étape de NUIT Saillans/Saillans

La course de nuit ouvre le bal.

Voilà deux ans que le Raid VTT, les Chemins du Soleil, s’ouvre par une étape de nuit. Réservée au peloton des élites, cette entrée en matière nocturne donne à ce Raid plébiscité en France comme à l’étranger (50 % d’étrangers) un parfum d’aventure supplémentaire. Une innovation bien à la mesure de cette épreuve vieille de 13 éditions qui entend, pas à pas, marcher dans les traces de la Cape Epic (Afrique du Sud) ou de la British Colombia Race (Canada). Avec des inscriptions closes en deux jours à huit mois de l’épreuve, le Raid VTT les chemins du soleil émarge déjà parmi les cinq épreuves mondiales les plus réputées. Avec ses 250 kilomètres entre Saillans (Drôme) et Gap (Hautes Alpes) et ses 9000 mètres de dénivelé pour l’édition 2015 il confirme cette ambition.

Une immersion dans le beau et le technique. 

Mais le raid VTT c’est aussi des paysages à couper le souffle, ceux de la Drôme et des Hautes Alpes, sur des parcours toujours renouvelés par des défricheurs d’itinéraires inédits, sur des sentiers et des mono traces propres à régaler les plus exigeants des pilotes. Un moment d’immersion rare dans des terroirs riches de particularismes à découvrir. Que ce soit dans l’instant. Ou plus tard, sans le poids de l’effort et de la concentration nécessaire pour poser sa roue avant là où il faut, quand il le faut. Au repas du soir de cette première étape les coureurs en auront eu un avant goût en écoutant les bénévoles du buffet disserter sur les mérites de la caillette (spécialité locale servie en entrée) des Limouches comparés à celle de Chabeuil et bien d’autres encore. 

Une densité du plateau élite jamais égalé.

Mais le Raid VTT est avant tout une épreuve sportive exigeante. Le CV de quelques équipes au départ de Saillans en disait long sur un niveau qui ne cesse de monter. A commencer dans la catégorie mixte du « couple » Sylvain Montagny, plusieurs fois vainqueur de l’épreuve – Laetitia Roux multiple championne du monde de ski alpinisme (team 2raid), ou encore du couple Benoit Peyvel – Fanny Frechinet (team 2raid2) vainqueurs en mixte l’an passé. Chez les hommes on pouvait citer à quelques minutes du départ, les noms de Mathéo Jacquemoud – Adrien Perret (team Friend trip, 3èmeen 2014) ou de Yannick Aboulikam – Vivien Barthélémy (Team Les Saisies, 5éme en 2014).  Sans oublier les catalans Pau Zamora et Joan Llorella (team Buff) ou les allemands de MTB magazin.

Déjà des écarts à l’issue de la nocturne.

Avec ses 27 kilomètres et ses 1000 mètres de dénivelé l’étape de nuit tracée au nord de Saillans s’avérait plus sélective que l’an passé. Et de fait elle le fut. La première équipe et la cinquième équipe étant séparées par plus de 10 minutes. A ce petit jeu du coup de poing sur la table, le suisse Emeric Turcat associé à Yoann Sert (Team Vauban), s’avéraient les plus forts, engrangeant plus de cinq minutes sur le team..... « Un super parcours que ce parcours de nuit », sera le seul commentaire de Yoann Sert, pressé d’aller sous la douche et de récupérer avant la première étape de jour du lendemain. Puis dans un mouchoir de poche suivaient les allemands de MTB Magazin, les catalans du team Buff et les suisses du team VO (Guillaune Payot / Jonas Vuillet). On ne serait pas étonné que ce dernier team soit venu dans le Diois pas seulement pour les paysages. Jonas Vuillet affichant une septième place au scratch à la British Colombia Bike Race en 2013. Mais demain il fera jour.

C’est bien parti pour Montagny et Roux.

En sport il ne faut jamais jurer de rien. Surtout sur une épreuve longue et technique où le matériel peut aussi vous jouer des tours. Mais il faut bien l’avouer l’expérience du Raid VTT de Sylvain Montagny (vainqueur en 2013) et le niveau de Laetitia Roux en ski alpinisme les positionnaient dés le départ comme des favoris logiques de la catégorie mixte. La paire Benoit Peyvel – Fanny Frechinet (vainqueurs l’an passé) avouant un niveau de forme moindre que lors de la dernière édition. L’étape de nuit, sans accoucher d’une souris sera venue confirmer cette hiérarchie sur le papier. Le Team 2raid franchissant la ligne d’arrivée en onzième place au scratch déjà loin devant ses concurrents.

 

 

Prévisions météo

le temps va se rafraîchir en fin de semaine le vendredi (12°c / 14°c) puis retour à des températures plus douces le samedi en journée et dimanche pour l'arrivée à Gap.

Averses de pluies prévues le vendredi dès le début d'après midi. 

Météo Saillans

Météo Veynes

Météo Gap

 

SAILLANS ETAPE NUIT ET PREMIERE ETAPE LUC EN DIOIS

NOUVEAUX CP ELITE

Penser à télécharger la version du 12 mai pour les CP ELITES.

 

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ETAPE DE SAILLANS

ETAPE DE LUC EN DIOIS

ETAPE DE VEYNES

COMPLET

L'édition 2015 est définitivement complète en ELITE et RANDO RAID. Un record d'affluence et une semaine de folie. félicitations aux 700 inscrits qui ont décroché le précieux sésame.

 

Parcours 2015

RDV demain 8h00 pour décourvir le parcours 2015. Rubrique rando raid et elite raid.

ACTIVATION DES INSCRIPTIONS

Tarifs 2015

Pourquoi une augmentation

Le Raid VTT bénéficie probablement d'un des tarifs les plus attractifs sur le marché. En effet, pour 4 jours et 3 nuits avec toutes les prestations associées, difficile d'être plus compétitif. Ces tarifs sont rendus possibles grâce aux financements publics.  Nous avons choisi d’aligner le tarif élite sur les "randos" car depuis la précédente édition Gap-Die, nous sommes passés à 4 étapes (1 de nuit et 3 de jour) avec des services supplémentaires (chronométrage, tracking en 2014, suivi live...). Or, nous étions restés sur un tarif inférieur par rapport aux "randos". Il semblait donc légitime d'avoir un tarif adapté aux prestations proposées en élite par rapport aux randonneurs.

Globalement, pour tous, on est sur un prix journalier par personne de 42.5€ pour les parcours (212 km en rando et 240 km en élite), la demi-pension, les bivouacs et tous les services (secours, transport des bagages, ravitaillements, animation...) Aujourd'hui, les frais d'inscription permettent de couvrir 60% des dépenses; ce qui signifie que la prestation est vendue 40% en dessous du prix normal de revient. 

Nous n'avons pas de volonté "élitiste" en formule rando. Par contre, nous souhaitons filtrer plus les conditions d'accès à la formule élite. La prochaine brève détaillera ces conditions.

La date d'ouverture des inscriptions n'est pas encore connue à ce jour mais elle ne saurait tarder. Réstez vigilant et inscrivez vous à notre news letter pour ne pas la louper.

 

A VOS AGENDAS

Nous travaillons actuellement à l'organisation de la 13ème édition. Notez les dates dans vos agendas, du 14 au 17 mai 2015 et restez connecté pour connaître la date officielle d'ouverture des inscriptions. Inscrivez vous à la news letter pour être informé à temps.

LES RESULTATS

CLASSEMENT GENERAL

CLASSEMENT GENERAL PAR CATEGORIE

TOUS LES SCRATCH PAR ETAPES

Bravo à tous les Finishers et merci à toutes celles et ceux qui ont pris le départ à Gap pour rejoindre cette fabuleuse édition 2014 

Jour 4 / Des filles qui n’ont peur de rien.

Fanny Frechinet, touche à tout de talent excelle dans les raids multi au sein du team Lafuma. Manue Zanders après avoir tâté de l’athlétisme, puis du trail s’est lancé dans le ski alpinisme et entend bien meubler sa saison estivale avec la pratique du VTT. Pour autant la pratique « ultime », notez les guillemets, est de participer à des défis sportifs en équipe mixte. « Il faut reconnaître que les garçons avec qui nous courrons sont physiquement supérieurs à nous et le défi est de trouver l’osmose entre deux éléments qui ne sont pas nécessairement du même niveau ». Souligne Fanny. Et d’ajouter : « C’est cela qui me motive car cela m’incite à hausser ou à optimiser mon niveau. » La seule question qui vaille est donc de savoir pourquoi Clément Valla et Benoit Peyvel, équipiers respectifs de Manue et de Fanny, goûtent ce défi si particulier de courir avec des filles.

Manue Zanders qui pratique l’humour comme on enchaîne les quatre étapes du Raid Elite répond du tac au tac : « Il faudrait le leurs demander.... ». Comme si le plaisir de courir cette épreuve si particulière gommait toutes les questions qui ne nécessitent pas nécessairement une réponse. « Quand cela fonctionne dans une équipe mixte, le plaisir peut-être très important et sur raid j’ai vraiment goûté chaque moment ». Prolonge Fanny. Comme si notre question n’avait pas besoin d’être explorée. Et Manue de conclure sans sourciller : « Je crois que pour eux nous faisons partie du matos qui leur permet de courir ce genre d’épreuve. Ce que nous leurs demandons s’est d’en prendre soin, de le ménager et de l’emmener jusqu’à la ligne d’arrivée finale ». Autant de bonnes raisons de courir en équipe mixte que l’on soit fille ou garçon.

Fanny Frechinet termine à la première place du classement mixte au sein du team Lafuma, associée à Benoit Peyvel.

Manue Zanders termine à la seconde place du classement mixte au sein du team X Bionic aventure, associée à Clément Valla.

 

Jour 4 / Un raid et des paysages plébiscités.

Thomas Dietsch, avec ses six titres de champion de France, ses deux titres de champion d’Europe et ses victoires au Roc d’Azur, a posé ses roues dans tous les coins du monde. Aussi ses commentaires élogieux à l’arrivée du raid, sont précieux et place cette épreuve dans le gotha des courses qu’il faut avoir faites : « J’ai pris beaucoup de plaisir sur un parcours fabuleux. Technique sans trop mais exigeant physique. C’est sans doute la plus belle épreuve que j’ai pu faire dans toute ma carrière. »

Guillaume Demangeon qui quinze jours avant l’épreuve n’avait pas d’équipiers franchissait la ligne d’arrivée avec beaucoup de satisfaction. Avec ses cinq victoires, il a une grosse expérience des Chemins du Soleil. Il en est sans doute avec cette 12éme édition, la référence de l'épreuve. « Je pense comme Thomas, que cette édition est la plus belle de celles que j’ai disputées à ce jour. Technique, exigeante physiquement, même si l’abandon du cumul étape de jour, étape de nuit dans la même journée, permet une meilleure récupération. Et surtout avec des paysages fabuleux. L’arrivée de ce matin dans les vallées reculées du Diois, puis le final à partir de Chatillon-en-Diois, était un réel plaisir. »

 

Jour 4 / Une étape pétillante.

En basculant définitivement dans le Diois, le Raid les Chemins du Soleil retrouvait la Drôme et ses lumières incomparables. La Drôme dont le Conseil Général est totalement engagé auprès de l’organisation des Chemins du Soleil. Malgré un environnement epoustoufflant, à l’avant de la course ce n’était pas le temps de la contemplation. Même les leaders, Thomas Dietsch souffrant toujours du pouce et du poignet, n’avaient pas décidé de laisser filer. Même avec une heure d’avance sur les seconds ils entendaient bien contrôler la tête de course pour gérer le moindre incident. 

Un podium indécis pendant toute la durée de l’étape 

Derrière, en dehors de l’équipe du team Scott mise hors jeu sur forfait de Mathéo Jacquemoud, victime d’une gastro pendant la nuit, le feu d’artifice n’attendit pas pour être allumé. Restaient en effet trois équipes en moins de 13 minutes. Une goutte d’eau dans un océan de sueur et de douleurs musculaires. Et dés la montée du Col de Grimone, les belges de Raes Niner haussèrent le ton et le rythme, pour récupérer la seconde place abandonnée la veille. Avec cet engagement ils parvenaient à garder en ligne de mire Dietsch et Sahm. Loin devant, Rapillard et Arnaud, le jeune diois terrassé par la fatigue il y a deux jours, caracolaient seuls. Pour la gloire et de façon anecdotique, car désormais hors course, mais manifestement heureux de pouvoir exprimer leur potentiel.

Le team Raes Niner second après une lutte acharnée.

A Archiane, un peu avant la mi course, si les belges avaient repris à Demangeon et Gauthier, deux minutes trente sur les quatre minutes trente à combler au départ de Lus, les positions au général restaient inchangées. La lutte allait rester incertaine jusqu’à Montmaur (Kil 65). Les belges passaient alors second virtuels. Mais pour à peine plus d’une minute. « Depuis le début nous étions au taquet pour challenger. L’erreur de la veille et les portages nous ont sans doute entamés. Après Montmaur nous avions toujours en vue nos poursuivants deux épingles plus bas.  Nous avons décidé alors de tout donner dans le dernier col". Un pari gagnant puisqu’à l’arrivée ils devançaient le Team Lafuma et récupéraient la seconde place. A la troisième place on retrouvait donc Demangeon et Gauthier.

Jour 3 / Raid Chemins du Soleil. Une étape à déguster en connaisseur.

Avant d’attaquer la première bosse conduisant au col de Cabre, l'étape du jour offrait quelques hors d’œuvres entre Aspres sur Buech et La Beaume. Hors d'oeuvres qui comme les mignardises dans les grands restaurants, invitent à la plus grande prudence et à se garder de goinfrerie. Puis, cette seconde étape qui était à la fois un au revoir aux Hautes Alpes et un bonjour à la Drôme, zigzaguant sur ses 50 kilomètres entre les deux départements s’enfonçait, col après col, dans les vallons perdus qui descendent soit vers l’ouest et le Diois, soit vers l’est et le Buech. Pays de recoins sauvages et de trésors cachés, le Haut Buech offre des singles techniques et exigeants dans des forêts sombres. 

Ici ou là quelques hameaux isolés du bout du monde. Tel celui de Vaunières. Là où une route improbable s’arrête, après avoir franchi des gorges tranchées dans le calcaire et les marnes. C’est là, en surplomb au dessus du ruisseau de la Vaunierette, que cette seconde étape offrait son meilleur morceau. Bienheureux ceux qui en avait gardé sous les papilles. Un régal de pilotage en équilibre au dessus du vide. Même les premiers du Raid Elite, qui en ont vu d’autres, et qui sont là avant tout pour la performance, ne cachaient pas leur plaisir. A l’endroit le plus technique, qu’il fallait aborder avec doigté et concentration, Guillaume Demangeon lâchât au bénévole posté là pour la sécurité : « C’est aussi pour ces moments que nous sommes là et que ce raid est fabuleux. »  Même Thomas Dietsch et son bagage de professionnel, esquissa un sifflement de satisfaction, en abordant cette section aérienne. Une invitation de plus à faire ce raid, même s’il n’en manque pas. 

Jour 3 / Raid Elite. Vincent Arnaud reviendra pour la gagne.

Local de l’étape de demain dimanche, comme Mathéo Jacquemoud l’était aujourd’hui, le diois Vincent Arnaud du team Addictiv aurait aimé briller sur cette 12ème édition du Raid les Chemins du Soleil. Associé au valaisan Arnaud Rapillard il aura abandonné lors de l’étape Gap - Aspres sur Buech après un malaise vagal : « Déjà au cours de l’étape de nuit je n’étais pas au mieux et sur la fin nous avons du laisser revenir les belges. Hier rebelote, je n’étais pas dans le coup. En ce moment je fais de l’asthme, mais n’aimant pas abandonner je n’ai rien dit à Arnaud. C’est Sylvain Montagny qui m’a découvert sur le bord du parcours.» Résultat, un abandon la mort dans l’âme, car Vincent avait à cœur de réussir sur ses terres.

Même si avec son équipier il reconnaît la supériorité du tandem Dietsch – Sahm, ils étaient venus pour combattre. « Certes nous savions que cela allait être compliqué. Mais Sahm n’était pas au mieux lors de la coupe du monde de XC Marathon disputée en Belgique et Thomas Dietsch est réputé pour ne pas être très à l’aise sur les descentes rocailleuses du coin. Aussi en bons compétiteurs nous étions venus pour la gagne. » Et pour parvenir à ses fins, Vincent Arnaud avait reconnu la totalité du parcours, mémorisant les bosses et le moindre virage. Mais le jeune diois, futur ingénieur en génie mécanique, passé du foot au vélo de route puis au VTT n’exprime pas trop de déception. « Ce n’est que du vélo ». Disait-il. « Et puis la saison est encore longue et je reviendrai l’an prochain pour prendre une revanche. »  Et à peine ces mots prononcés, celui qui sur les bords des singles, on appelle le troubadour pour son humour, retournait attendre ceux restés en course pour les chambrer dans une bonne humeur communicative.

Jour 3 / Raid Elite. Des Wallons qui ne perdent pas espoir.

Julien Delaet a déjà une grosse expérience des Chemins du Soleil. Avec six participations dont trois en catégorie élite. Avec une quinzième place il y a trois ans et une sixième l’an passé, il était légitime cette année qu’il vise le podium. Champion de Wallonie de XC marathon en catégorie amateur Julien est un pratiquant assidu depuis 10 ans. Pour parvenir à ses fins, il s’est associé pour cette édition à Alexis Matthys. Lui aussi adepte du XC Marathon. Ce dernier pratique le VTT depuis 20 ans et affiche un double titre de champion de Wallonie en XC Marathon, catégorie master. Spécialiste des 24 heures, il a été aussi titré dans cette spécialité sur le plan mondial en 2012. Aussi la répétition des efforts ne l’inquiéta pas quand Julien lui proposa de faire équipe.

Après une crevaison hier et une erreur de parcours aujourd’hui, ils auront mangé le bénéfice de leurs efforts. Et alors qu’ils auraient pu disposer d’un petit matelas, ils vont devoir se battre pour reconquérir leur seconde place. Un peu plus de quatre minutes les séparent ce soir des nouveaux seconds, Demangeon – Gauthier. Pour autant ils sont confiants en leurs capacités : « Nous ne sommes que des amateurs, mais la Belgique n’est pas seulement un pays de routiers et de cyclos crossman. Le VTT est très pratiqué, à un bon niveau, notamment dans les épreuves d’endurance. Demain nous devrons rester au contact lors des portions de portage, notre point faible, et « envoyer » dans les portions roulantes, où nous avons, je pense un avantage. » Affirmait Julien après cette troisième étape élite.

Et si la pluie est au rendez-vous, ils seront bien les seuls à s’en réjouir. « En Belgique, nous avons l’habitude de rouler dans des conditions météo difficiles et des terrains particulièrement détrempés. En ce qui me concerne c’est même ce que je préfère.» Ajoutait avec un brin de malice Alexis Matthys. Espérons pour l’ensemble du peloton qu’ils n’auront pas besoin de ce coup de pouce du ciel pour parvenir à leur objectif.

Jour 3 / Raid Elite. Rien n'est jamais acquis.

Bien que l’étape du jour soit la plus courte, elle s’annonçait plus difficile que prévu. Le terrain étant devenu particulièrement gras et glissant. D’ailleurs Hervé Simon le directeur de la course appelait, lors du briefing, les concurrents à la plus grande prudence, compte-tenu de cette nouvelle donne technique et surtout de la dizaine d’interventions médicales enregistrées la veille. Heureusement toutes sans gravité. 

Une grosse bagarre pour les seconde et troisième places. 

Dés les premiers hectomètres, les leaders Thomas Dietsch et Stefan Sahm prenaient, une nouvelle fois, la tête de la course. Accompagnés des seuls belges du team Raes Niner, Julien Delaet – Alexis Matthys, seconds au général depuis la veille et du valaisan Arnaud Rapillard (team Addictiv) parti seul (hors chrono) après que son équipier Vincent Arnaud ait été victime d’un malaise vagal hier entre Esparron et Savournon. Malaise le contraignant à l’abandon. Les équipes de tête laissaient alors partir le suisse, qui ne représentait plus pour eux un danger. Après les incertitudes quant à l’état du pouce et du poignet de Thomas Dietsch (lourde chute la veille) le classement au col de Cabre apportait une réponse rassurante, la paire franco allemande passant en tête devant les belges du team Raes Niner. Derrière à une poignée de minutes, ca ferraillait ferme entre les équipes encore en course pour le podium. Demangeon – Gauthier (team Lafuma 2 - 4ème au général), le lussois (originaire de Lus la Croix Haute) Jacquemoud associé à Adrien Perret (team Scott – 3ème au général) et le team (K Lamp France – 5ème au général) se tenant dans une poignée de secondes. 

Une erreur de parcours fatale. 

A Vaunières, à l’entrée du passage le plus spectaculaire de l’étape, un single vertigineux tracé aux flancs des marnes, l’équipe belge avait disparue des écrans radars. Erreur d’aiguillage quelque part du côté de Bonneval. Une erreur qui leurs aura coûté une bonne vingtaine de minutes. A l’arrivée le team Lafuma 2 terminait second, raflant aux belges la seconde place, pour un peu plus de 4 minutes : « Avant toute chose, c’était une très belle étape, notamment grâce au single de fin que nous devons au travail des bénévoles. L’organisation a du affréter un charter de chinois pour arriver à ce résultat. Quant au classement de ce soir, si nous prenons la seconde place au général, nous le devons à un incident de course et nous souhaitons vraiment que cela se joue demain à la pédale. Et cette ultime étape va se jouer, c’est sûr, à l’expérience. » Déclarait Guillaume Demangeon à Lus. Paroles d’ancien vainqueur et d’un habitué des Chemins du Soleil. Quant aux wallons, attablés devant le plat du jour de l’hôtel du Commerce, ils conservaient leur bonne humeur et gardaient bon moral pour accompagner demain les pros du team Bulls sur le podium.

 

RESULTATS

Jour 2 / Une étape comme un fruit à croquer à pleines dents

Les étapes de demain et de dimanche s’avéreront sans doute plus redoutables que celle du jour. Mais cette dernière aura été pour l’ensemble des participants, comme un fruit dans lequel on croque à pleines dents. Courue dans une première partie aux flancs du Val Durance, où elle aura flirté avec les falaises calcaires lumineuses de Céüze, les marnes grises de la vallée de la Déoule. Puis ayant basculé vers l’Ouest vers la cuvette de Savournon, se faufilant entre les Montagnes d’Aujour et de Saint-Genis, sous un ciel lumineux que seule cette région peut offrir, elle aura offert un concentré de Hautes Alpes. Une belle promotion pour les Chemins du Soleil qui sont aussi à déguster tout au long de l'année. Rappelons que le Raid fut créé pour assurer la promotion de ce produit de la Grande Traversée des Alpes.

http://www.grande-traversee-alpes.com/fr/chemins-du-soleil

Jour 2 / Rando Raid. C’est parti et c’est chaud.

Les participants du Rando Raid avaient trépigné la veille lors du départ de l'étape de nuit du Raid Elite. Ils avaient encore trépigné ce matin en voyant repartir les mêmes élites pour leur seconde étape. Trente minutes encore à patienter pour se mesurer enfin à ce parcours qui fait référence. Et puis pour une grande majorité, en prendre plein la vue et se faire plaisir à piloter pendant plusieurs heures. Enfin à 8 h 30 ils ont été libérés au bout de la rue Carnot. En plein centre de Gap. Pas moins de 534 concurrents et concurrentes. Un quota à bloc, laissant sur liste d’attente plus d’une centaine de personne. Symbole du succès de l’épreuve. Et cette première étape du Rando Raid aura suscité quelques surprises, notamment avec une chaleur inattendue, là où la météo annonçait pour le matin une fraîcheur marquée. 

Jour 2 / Raid Elite. La bagarre pour le podium reste ouverte.

Sylvain Montagny, vainqueur l’an passé de l’épreuve, Président de l’association Les Chemins du Soleil, et engagé sur le Rando Raid déclarait à Esparron lors d'une courte pause : "il faut bien le dire, le niveau des deux qui sont en tête est largement au-dessus du lot et sauf incident, je ne vois pas ce qui pourrait les empêcher de gagner dimanche ». De fait avec prés de quarante minutes concédées aujourd’hui sur les vainqueurs du jour, la paire belge Delaet - Matthys   ne se fait guère d’illusion sur une possible victoire à Die dimanche. 

Le capitaine de l'équipe belge déclarait aprés la course : «Thomas Dietsch et Stefan Sahm ont un niveau mondial. Nous ne jouons pas dans la même catégorie. Ce que nous visons c’est la première place des amateurs. Et à ce titre nous sommes satisfaits de notre course du jour. Car après une heure et demi d'effort nous avons fait une erreur d’itinéraire qui nous a relégués à la 25ème place».  Ils auront réalisés dans la seconde partie de l'étape une belle remontée qui présage que la bagarre pour le podium sera encore chaude demain. Car derrière les belges, les paires Demangeon – Gauthier et Jacquemoud – Perret sont en embuscade à une poignée de minutes. Peut-être que demain Mathéo Jacquemoud aura à cœur de briller, en arrivant sur ses terres de Lus la Croix Haute. 

Jour 2 / Raid Elite. Dietsch – Sahm : Une domination sans partage.

Il aura bien fallu se rendre à l’évidence, peu avant la mi-course, que l'hypothèse d'un départ prudent, hier, des outsiders lors de l'étape de nuit ne tenait pas pour justifer l'écart avec les vainqueurs du team Bulls. En effet, après deux heures d’effort, les deux leaders pointaient au cœur du village d'Esparron, avec plus de dix-huit minutes d’avance sur un trio, dans lequel figurait le binôme Demangeon – Gauthier. Une avance qui n’allait que s’accroître tout au long de la journée. Malgré une chute sévère de Thomas Dietsch, qui espérons le, lui permettra de repartir demain. Il souffre en effet de la main gauche. 

A Savournon, à quelques encablures de l’arrivée, ils pointaient avec une avance dépassant la demi-heure sur cette seule étape. S’assurant un confortable matelas pour demain et dimanche. Pour autant Thomas Dietsch restait prudent : « Nous sommes des spécialistes des courses par étape et nous savons bien que sur ce type d’épreuve exigeante pour les organismes et la mécanique, tout peut arriver. Et que la course, si nous devons la gagner, ce sera dimanche en passant la dernière ligne d’arrivée. » Déclarait-il, à peine arrêté le chrono. Quant à la stratégie de l’équipe, il restait très pragmatique : « Sur ce type de course en team, le rythme est toujours un rythme respectueux de l’allure de celui qui est moins bien sur telle ou telle portion. Il ne faut surtout pas tenter de montrer à son équipier que l’on est plus fort que lui. Mais s’appliquer à être à l’écoute, à prendre des relais. Et s’il est vrai qu’il semble que nous soyons au-dessus du lot, nous n’avons pas cherché aujourd’hui à écraser la course mais à faire la nôtre propre ».

Jour 1 / Raid Elite. Première étape de nuit.

Ce sont les jeunes du PJPC (Pas de Jambes, Pas de Chocolat), le club de cyclisme de Gap (220 adhérents dont 140 jeunes), présidé par Rémy Fabrègues, qui auront ouvert le bal. En devançant le peloton des élites dans les rues de Gap, sur un « start loop » neutralisé, avant le départ réel. Une symbole que le dynamisme de ce club dans une ville promue en 2013, ville la plus sportive de France. A départ festif, arrivée originale. Après une boucle de 31 kilomètres au-dessus de Gap, les coureurs revenaient au centre ville. Rien d’original sinon que les coureurs traversaient les caves d’un ancien couvent. Pas de quoi prendre l’habit, mais une raison majeure de bien rester attentif dans les angles droits souterrains sous peine que le raid s’arrête là.

Jour 1 / Raid Elite. Etape de nuit. Les favoris prennent le commandement.

On attendait Thomas Dietsch et Stefan Sahm sur ce raid 2014. Au terme de la première étape disputée au départ de Gap, sur les flancs de Charance, nous avons eu Thomas Dietsch et Stefan Sahm. « Une partie de plaisir », dira Thomas passée la ligne d’arrivée. Peu habitués à courir de nuit, ils auront cependant géré une avance prise dés les premiers hectomètres. Pour autant ce raid long de 243 kilomètres avec 8200 mètres de dénivelé ne fait que commencer. Guillaume Demangeon venu défendre un titre acquis en 2013 avec Sylvain Montagny ne devrait pas s’avouer aussi vite battu. De même que Mathéo Jacquemoud, le local de l’étape, il est originaire de Lus la Croix Haute, n’est pas venu sur le raid, juste pour le plaisir. Même si lors du briefing il s’en défendait. D’ailleurs son équipe aura terminé quatrième à sept minutes des vainqueurs. Autres prétendants à la victoire le diois Vincent Arnaud et le suisse Arnaud Rapillard. A suivre demain avec le départ de la seconde étape des élites à 8 h 00. Le départ de la Rando étant donné à 8 h 30.

TROUSSE DE SECOURS

Certaines personnes éprouvent des difficultés à se faire préscrire des corticoïdes. Nous rendons donc cet élément facultatif afin de ne leser personne. Il ne fera l'objet d'aucne sanction en cas d'absence dans la trousse médicale.

 

Toutefois nous tenons à expliquer pourquoi nous conseillons vivement les corticoïdes : 

La prescription demandée à pour objet d'anticiper des réactions à d'éventuelles piqûres de guêpes ou autres insectes pendant la course sur des sites isolés. L'an dernier, à titre d'exemple, un concurrent a avalé une guêpe et a été piqué à la gorge. Les temps d'évacuation en montagne, sont longs et c'est donc pour anticiper des gonflements trop importants, avant l'arrivée du médecin que cette prescription a été demandée. Heureusement pour lui le medecin n'était qu'à quelques minutes de lui.

 

Bons préparatifs

Destination Gap

Pour trouver un hébergement > > http://www.gap-tourisme.fr/fr/ou-dormir/hotels.html

 Et pour plus de simplicité et rapidité, réservez en ligne sur > > http://hautes-alpes-territoire.for-system.com/otgap.aspx?Globales/RZ=6511&NumEtape=1

Vous pouvez également contacter une des conseillères en séjour au 00 33(0)4 92 52 56 56 – info@gap-tourisme.fr

Tout au plaisir de vous accueillir à Gap.

L’équipe de la Maison du Tourisme de Gap »

Du lourd en Elite

Du très lourd en élite,
chez les hommes, le team Bulls avecThomas DIETSCH et Stefan SAHM sera au départ de cette 12° édition. Messieurs les challengers, vous aurez de sérieux clients . En mixte les multiples champions du monde de ski alpinisme Laetitia Roux et Mathéo Jacquemoud vont montrer qu'en plus de leurs VO2 de folie, ils savent piloter.

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